L’histoire d’un lieu unique

Dessinée par Albert Bouvy, La Condition Publique voit le jour en 1902 en tant qu’établissement public, propriété de la Chambre de commerce de Roubaix. Au départ utilisée pour le conditionnement des matières textiles telles que la laine, le coton et la soie, elle sera réhabilitée en manufacture culturelle, 101 ans plus tard.

 

Ce bâtiment monumental est un des premiers édifices à structure de béton entièrement recouvert de toits en terrasses. Il s’organise autour d’une rue couverte de 140 mètres témoignant de l’importante activité industrielle qu’a connue le lieu. L’empreinte de ce passé industriel est également représenté par les deux grandes halle : la Halle A de 2500m2 et la Halle B de 2600m2.

 

Depuis 1998, il est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

 


UN TÉMOIN DE L’HISTOIRE INDUSTRIELLE


Équipé de laboratoire d’analyses chimiques, de machines de pointe, et de deux grandes halles de stockage, la Condition Publique assurera son activité de contrôle du textile pendant 70 ans. Au plus haut stade de son activité, à la veille de la seconde guerre mondiale, la Condition Publique contrôlait jusqu’à 30 000 tonnes de laine par an.


La Condition Publique réalisait aussi des opérations complémentaires de logistique (emballage, stockage, livraisons… ) et des analyses chimiques pour le textile et d’autres industries.

DE L’ABANDON A LA RÉHABILITATION


Après 1970, conséquence de la désindustrialisation, le conditionnement ferme et est investi par une entreprise de transports. Menacée d’abandon et de destruction, la Condition Publique est inscrite en 1998 à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.


Un grand chantier architectural pour la réhabilitation du bâtiment démarre en 2000 sous la direction de l’architecte Patrick Bouchain, également auteur d’autres grands chantiers en France comme le Channel à Calais, le Lieu Unique à Nantes ou encore la Friche Belle de Mai à Marseille.

Un seul mot d’ordre guide l’opération : garder et transmettre la mémoire du travail de ce bâtiment, où des entreprises étaient installées jusqu’en 1998. Il s’agissait de respecter au maximum les lieux et concevoir un outil brut, souple et modulable.

Après sa réouverture en 2004 en tant que structure culturelle pluridisciplinaire, la Condition Publique change de statut et devient un Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC). Elle devient un lieu de vie où les formes de création les plus contemporaines côtoient les projets participatifs avec les habitants, dans un cadre patrimonial exceptionnel.

Crédit : Julien Pitinome – Collectif Oeil


La Condition Publique se présente aujourd’hui comme un laboratoire créatif, lieu de vie, de travail et de diffusion, au croisement entre culture, innovation sociale, urbaine ou encore environnementale.



LA CONDITION PUBLIQUE SE REFAIT UNE BEAUTÉ !

17 ans après la réhabilitation de Patrick Bouchain, la Métropole Européenne de Lille, propriétaire du bâtiment a décidé d’engager des travaux de rénovation du bâtiment, principalement concentrés autour de la Rue Couverte et des façades de la rue Monge.